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De 1962 à 1991

De 1962 à 1972 Une idée... Un projet

Un Syndicat Intercommunal regroupant sept communes, créé en 1962 et présidé par Monsieur A. Paquet, étudie, avec l'aide de Monsieur Cumin et de ses services, les possibilités d'aménagement des "Massifs des Fanges, de Roche Noire et des Sept Laux". Leur projet est inscrit et répertorié dans le Plan Neige établi par Monsieur Chappis et, en 1970, la Z.A.C. (Zone d'Aménagement Concertée) multi sites est créée.

En 1971, la convention de concession d'aménagement est passée avec la Société d'Aménagement du Département de l'Isère (SADI) pour l'acquisition des terrains, la mise en état des sols et la réalisation des VRD.

Parallèlement, le groupement GAMMA 7 réunissant six entreprises de bâtiments et travaux publics et le Crédit Lyonnais, se voit confier, à titre exclusif, pour une durée de 30 ans, la réalisation de la promotion immobilière et des équipements collectifs de commerces et services, et la concession de la construction, avec la faculté de se sustituer une personne morale dans laquelle le groupement serait majoritaire pour la construction et l'exploitation des remontées mécaniques et des pistes : pour ce faire, les mêmes associés ont constitué la Société Anonyme des Téléphériques des Sept Laux (SA T7L).

Le Syndicat Intercommunal et le Département de l'Isère réalisent alors les voiries d'accès à Prapoutel au Pleynet, ainsi que celle d'accès à Pipay qui toutefois n'est pas terminée, le devenir de ce secteur n'étant pas arrêté.

La SADI acquiert les terrains nécessaires et en réalise la viabilisation.

Le groupement GAMMA 7 réalise une première tranche immobilière de 250 appartements et une dizaine de commerces à Prapoutel un "Mazot" de 20 studios et un petit ensemble commercial au Pleynet.

La SA T7L réalise sept remontées mécaniques et les pistes correspondantes.

De 1972 à 1977 Le Département apporte son soutien

L'évolution du marché et la concurrence due au démarrage des très grandes stations alpines met le groupement GAMMA 7, aux moyens financiers et au professionnalisme commercial limités, dans une situation très difficile : la commercialisation de la première tranche se fait très mal, la station ne démarre pas et les recettes des premières remontées sont de ce fait très insuffisantes.

Le Syndicat se substitue alors à la SA T7L pour construire une deuxième tranche de six remontées mécaniques, de nouvelles pistes, et réalise à Prapoutel un village de gîtes de 252 lits concédé à VVF.

Le Département de l'Isère décide d'apporter directement son soutien au Syndicat Intercommunal qui est transformé en Syndicat Mixte des Sept Laux le 14 mai 1973.

De 1977 à 1985 La création des lits 

Le Syndicat Mixte, conscient du fait que l'équilibre financier des stations ne pourrait être atteint que grâce à la réalisation du programme immobilier, recherche des promoteurs d'envergure suffisante pour réaliser rapidement un programme revu sur la base de 3500 lits à Prapoutel et 1200 lits au Pleynet.

Cette recherche s'avère difficile, la période correspond à un net ralentissement du "boom de l'or blanc", mais finalement l'accord est passé avec le promoteur "MERLIN".

Les associés identiques de "GAMMA 7" et de la SA T7L, préoccupés de la situation acceptent de renoncer à leurs droits exclusifs de promoteur/constructeur d'une part, et d'autre part acceptent la transformation de la SA T7L en Société d'Economie Mixte, la SEM T7L, créée en 1979.

La SADI, outre son rôle maintenu d'aménageur, se voit confier par le Syndicat de réalisation :

  • des stations d'épuration,
  • du village de gîtes de 360 lits de Fond de France concédé à l'OCCAJ, puis à VVF et actuellement géré par Cévéo,
  • du village de vacances de 520 lits de Prapoutel concédé à Tourisme et Travail (aujourd'hui relayé par l'ANCAV),
  • d'un Centre Commercial (Centre 7) à Prapoutel,
  • de l'aménagement et de la commercialisation de trois commerces complémentaires au Pleynet,
  • du programme complémentaire de pistes et remontées mécaniques (16 téléskis et 3 télésièges dont 2 débrayables),
  • du stade de neige de Pipay 1550 : parkings, caisses, un restaurant et un commerce. La route d'accès est, elle, terminée par le Département.

Le promoteur MERLIN achète les droits de construire à la SADI (qui peut ainsi améliorer l'équilibre du bilan de ZAC), réalise et commercialise :

  • 1077 appartements-studios à Prapoutel
  • 415 appartements-studios au Pleynet

Fin 1986, l'ensemble du programme MERLIN est réalisé.

De 1985 à 1989 Des investissements pour accompagner les créations de lits

Le 11 juillet 1985, la ville de Grenoble adhère au Syndicat Mixte, en conclusion de pourparlers engagés depuis 1983, pour répondre à la demande du Syndicat Mxte de voir la ville prendre sa part dans la réalisation d'un site touristique dont bénéficient très largement ses administrés.

Les nouveaux responsables du Syndicat Mixte, présidé par Monsieur le Sénateur, Conseiller Général Jean Faure, qui a succédé le 12 mars 1986 à Messieurs Paquet (1962/1976), Nevache (1976/1982, Pillet (1982/1985 et Vandeventer (1985/1986), définissent un schéma de secteur pour l'aménagement et développement du massif des Sept Laux, avec la programmation des réalisations à mettre en oeuvre.

Les programmes suivants sont réalisés :

  • Trois télésièges 4 places

- la Linguelle au départ de Pipay qui permet en huit minutes d'être au coeur du domaine skiable de la station,
- le Pouta, versant Prapoutel, remontée la plus haute de la station (2450 m) d'où l'on peut découvrir un merveilleux panorama et une superbe vue sur le Mont Blanc
- l'Oursière, versant Pleynet, qui permet un très bon ski dans une zone bien enneigée

  • Mur d'escalade à Prapoutel ainsi qu'un Centre Aquatique, ceci dans le but de conforter le remplissage de la station pendant l'été et de diversifier les activités.
  • La station se dote d'un nouveau bâtiment qui accueille l'Office de Tourisme, la Société des remontées mécaniques, le cabinet médical et différents commerces.
  • Au Pleynet, l'aménagement d'une salle polyvalente termine le bâtiment d'accueil : la Maison du Pleynet, réalisée en 1990 avec 2 programmes immobiliers de la S.D.H. Cette salle prouve la diversité des activités qu'elle permet grâce à un mur d'escalade, des gradins pliables pour le cinéma qui, dans un emplacement minime se plient pour permettre bals, cours d'aérobic, tournois de ping-pong et autres...
  • Enfin, les infrastructures sont prêtes pour accueillir des programmes immobiliers complémentaires qui sont autorisés dans la Z.A.C. à savoir 1500 lits à Prapoutel et 1200 lits au Pleynet.

1989 à 1991 Les années noires

Les investissements n'ont pas apporté les recettes attendues. De graves difficultés commencent pour la SEM T7L, qui ne fait pas face à ses loyers. Le manque de neige, le blocage des pogrammes immobiliers qui n'apportent pas de lits nouveaux, les charges des nouveaux appareils créent un lourd déficit des comptes de la SEM T7L. La société fait un déficit d'exploitation de plus de 65 millions de francs cumulés sur les années 1988,1989,1990 et 1991... On est en cessation de paiment il faut agir !!!

L'Assemblée Départementale ne peut plus intervenr durablement pour combler les déficits. A la fin de la saison 1991, au vu des mauvais résultats, elle décide de redéfinir les modalités de l'intervention du Département dans la gestion de la station des Sept Laux. Le Département affirme sa volonté de ne plus intervenir directement dans la gestion et le financement des tations de sports d'hiver, en lieu et place des collectivités concernées et négocie son retrait définitif.

Le Département, sans revenir sur son dessein initial de mettre en place la station des Sept Laux et d'assurer ultérieurement sa croissance pour favoriser le développement du tourisme social, ne souhaite plus désormais être le premier initiateur de la vie de cette station.

Cette décision serait une suite logique à celle déjà prise pour la station de Chamrousse.

Un plan de redressement drastique, imaginé par Monsieur Marchand de la SCET, accompagné de licenciements, de baisses des salaires et de suppressions de services déficitaires, a été accepté par les élus et les salariés de la société.

Il est mis en place pour le début de saison au 1er décembre 1991.

Les collectivités acceptent le retrait du Département du Syndicat Mixte.

Le Syndicat Mixte qui était un syndicat d'aménagement est dissout le 31 décembre 1991, il est remplacé par un SIVOM avec les mêmes communes, sans le Département de l'Isère.

La société a évité le dépôt de bilan. Son capital a été divisé par 40, et tous ses biens transmis au nouveau SIVOM.